Sud-Vendée : la chasse au lièvre interdite dans 33 communes face à l’épidémie de myxomatose
Face à la propagation de la myxomatose chez les populations de lièvres, la préfecture de la Vendée a décidé d’interdire leur chasse dans 33 communes du Sud-Vendée. Une mesure de protection destinée à préserver les animaux survivants et favoriser le renouvellement des populations.
33 communes concernées par l'interdiction
La situation sanitaire des lièvres dans le Sud-Vendée entraîne une nouvelle mesure de protection. Face à une épizootie de myxomatose touchant les populations locales, un arrêté préfectoral signé le 28 octobre 2026, à la demande de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Vendée, vient d’instaurer une fermeture de la chasse au lièvre dans 33 communes du département.
Cette interdiction vise avant tout à limiter les prélèvements sur des populations déjà fragilisées par la maladie. En laissant davantage de lièvres survivants, l’objectif est de préserver leur capacité à se reproduire et de favoriser progressivement la reconstitution des effectifs.
La fermeture de la chasse au lièvre s’applique aux communes suivantes :
L’Aiguillon-la-Presqu’île, Angles, Chaillé-les-Marais, Champagné-les-Marais, Chasnais, Corpe, Curzon, Grues, La Bretonnière-la-Claye, L’Île-d’Elle, Lairoux, La Taillée, La Tranche-sur-Mer, Le Gué-de-Velluire, Le Langon, Luçon, Les Magnils-Reigniers, Moreilles, Mouzeuil-Saint-Martin, Nalliers, Péault, Puyravault, Saint-Aubin-la-Plaine, Saint-Benoist-sur-Mer, Saint-Denis-du-Payré, Saint-Jean-de-Beugné, Saint-Michel-en-l’Herm, Sainte-Gemme-la-Plaine, Sainte-Radegonde-des-Noyers, Triaize, Velluire-sur-Vendée, Vix et Mouillé-les-Marais.
Une vigilance renforcée demandée aux chasseurs
Au-delà de cette interdiction, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Vendée appelle « l’ensemble des responsables de territoires et des chasseurs du département à redoubler de vigilance. »
Les observations de mortalités inhabituelles ou de lièvres présentant des symptômes suspects doivent être signalées rapidement. Parmi les signes évocateurs de la maladie figurent notamment des yeux gonflés ou des lésions cutanées.
Toute découverte d’un lièvre malade ou mort doit être communiquée à la Fédération, en précisant :
- La date de la découverte ;
- La localisation exacte ;
- Le nombre d’animaux concernés.
Ces informations recueillies sur le terrain sont essentielles pour suivre l’évolution de l’épizootie et adapter les mesures de protection si nécessaire.
Des précautions à respecter sur le terrain
Dans les secteurs qui ne sont pas concernés par l’interdiction, la Fédération recommande également une attitude de précaution. En cas de mortalité ou de suspicion de maladie, les chasseurs sont invités à suspendre volontairement les prélèvements de lièvres et à prendre contact avec la Fédération.
Autre consigne importante : ne pas laisser les chiens entrer en contact avec un lièvre malade ou retrouvé mort. Des surinfections, notamment la teigne, peuvent être présentes.
Il est également recommandé d’éviter toute manipulation de l’animal et de contacter la Fédération afin d’envisager une éventuelle prise en charge dans le cadre du réseau SAGIR, chargé notamment de la surveillance sanitaire de la faune sauvage.
Si une manipulation s’avère indispensable, les précautions sanitaires doivent être respectées : port de deux paires de gants et d’un masque de protection FFP2.
Préserver les populations de lièvres
Avec cette fermeture de la chasse dans 33 communes, les autorités et la Fédération Départementale des Chasseurs entendent limiter la pression sur une espèce actuellement fragilisée par la maladie.
La Fédération appelle enfin l’ensemble des chasseurs à relayer cette information, à respecter strictement l’interdiction dans les territoires concernés et à faire remonter toute observation suspecte.
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Actualité publiée le vendredi 30 octobre 2026